DE LA PAIX INTÉRIEURE AU BONHEUR

Publié par Marielle Frère le

bonheur
De la paix intérieure au bonheur ( ©istock/Izf )

Lorsque nous accédons à la paix intérieure, nous découvrons la stabilité et l’équilibre, une fenêtre ouverte sur le bonheur. Quelques soient les challenges que la vie nous propose, nous sommes toujours en paix intérieure et dans notre pleine puissance.

GÉNÉRALITÉS SUR LA PAIX INTÉRIEURE ET LE BONHEUR

Définitions

#De la paix intérieure

“C’est un état de bien-être et de bonheur où toute anxiété, stress, angoisse, conflit ont disparu pour nous laisser dans un état de calme intérieur. Nous sommes connectés à notre intériorité et au monde du vivant qui nous entoure. Rien ne peut nous ébranler.”

La paix intérieure permet l’acceptation de ce qui est, de ne pas être en résistance avec nous-mêmes et avec le monde extérieur. Mais attention, l’acceptation n’est pas la soumission. Ainsi, une force tranquille nous permet d’aller sur notre chemin de vie pour faire ce que nous aimons profondément. Nous sommes créateurs en toute liberté. Parce que nous avons les clés en nous pour avancer en dépassant les challenges que la vie nous offre.

#Du bonheur

“Etat heureux, de bien-être.” (source Lintern@aute.fr)

La paix intérieure et le bonheur ne sont pas fragmentaires. Ils sont universels car c’est un état d’être au-delà de nos histoires personnelles, de nos différences sociétales et culturelles.

De la paix intérieure au bonheur : un mirage ?

Le bonheur est un graal qui flotte dans l’imaginaire des hommes depuis des millénaires. Il a été débattu en théologie, en philosophie, en psychologie, en biologie et en sociologie aux quatre coins de la planète.

Pourtant, nous en sommes encore là aujourd’hui à palabrer à son propos. Alors que nos progrès, techniques, technologiques, numériques et cybernétiques, ont fait un saut quantique en seulement quelques années. Notre société et notre façon de vivre s’en sont trouvées profondément transformées. Beaucoup de révolutions, de transformations mais l’humain dans tout ça ? Pas grand-chose… Parfois, il a conscience de son mal-être mais seulement lorsqu’il veut bien se l’avouer.

Le bonheur n’est pas un concept, une pensée ou un idéal, c’est un état d’être dans la matière, dans le moment présent. Le bonheur ne se définit pas. Il ne se cherche pas. Il se vit de l’intérieur. Nous nous heurtons toujours au même écueil parce que nous ne changeons pas notre perception. Et pour couronner le tout, nous n’approfondissons pas la connaissance de notre véritable nature. Nous demeurons dans des conditionnements, des traditions et des croyances qui nous enferment dans notre propre prison mentale. Tant que nous ne modifierons pas notre attitude et notre angle de vision, nous serons toujours à la recherche du bonheur et demeurerons insatisfaits. Nous subirons le sempiternel cycle souffrances/plaisirs et nous resterons dans l’illusion.

Quant à la paix, il suffit de descendre dans la rue, de s’immiscer dans les foyers, de voir dans le monde ce qui s’y passe. No comment…

Le marché du bonheur a donc devant lui de beaux jours. Il est même devenu un véritable marché florissant. Tout le monde s’en empare et veut en faire ses choux gras. Mais est-ce pour des raisons altruistes, mercantiles ou égoïques ?

Toujours est-il qu’enfin le mal-être est pris en compte dans nos sociétés occidentales.

DU DÉVELOPPEMENT PERSONNEL

Le terme “développement personnel” est un phare pour tous ceux qui cherchent à s’épanouir et à connaître le bien-être. Reprendre cette appellation est une voie royale pour être visible de tous, notamment sur les réseaux sociaux. Il a donc été repris communément pour la plupart puisque nous vivons dans une société où l’on encourage le conformisme et l’imitation. Soit, nous savons bien que l’homme préfère le confort de la facilité et aime répéter ce qu’il connaît sans avoir sa propre réflexion. L’expression “mouton de panurge” n’est pas due au hasard et reste d’autant plus d’actualité dans notre société avec l’avènement des réseaux sociaux et l’impact des différents médias.

Définition du développement personnel

“Le développement personnel est un ensemble hétéroclite de pratiques, appartenant à divers courants de pensée qui ont pour objectif l’amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents et potentiels, l’amélioration de la qualité de vie, la réalisation de ses aspirations et de ses rêves. Le développement personnel n’est toutefois pas une sorte de psychothérapie et résulte d’influences multiples. En effet, la psychologie et la philosophie, et souvent la diététique et la pratique du sport, fondent généralement les pratiques des acteurs du développement personnel moderne ; d’autres y rattachent également des notions religieuses ou relevant de l’ésotérisme.” (source Wikipédia)

Il a donc vu le jour au XXème siècle dans notre monde occidental. Mais il serait juste de rappeler que beaucoup se sont inspirés de courants tels que le bouddhisme, l’hindouisme, la pratique zen, le soufisme, le taoïsme, etc. qui sont apparus depuis bien longtemps à travers le monde.

Urgence d’action

Le développement personnel a donc connu lui-même une expansion. En effet, nous sommes arrivés à un point de saturation quant au mal-être, au mal-vivre que cela soit collectivement ou individuellement. Les burn-out, les dépressions, les tentatives de suicides ou passages à l’acte, les harcèlements, les phobies, les arrêts maladies, les pétages de plomb, les conflits et autres souffrances sont en constante augmentation. Ils inquiètent car ils menacent l’équilibre de notre société et de notre économie. De plus, nous nous sommes rendus compte qu’une grande majorité de maux physiques sont somatiques. Ainsi notre mental est notre propre ennemi. Cela devient un enjeu économique et sanitaire.

Les faits sur le terrain

Eh bien pas grand-chose… La peur semble toujours nous guider. L’égo a toujours le pouvoir sur notre mental et son influence devient plus puissante depuis l’avènement des réseaux sociaux et la prédominance des médias à pensée unique dans notre vie. La multiplication des divertissements et des “expériences” en tous genres, des addictions diverses et variées, des dépendances affectives, la quête désespérée de l’Autre et la surconsommation ne sont que les reflets du mal vivre ambiant et du mal-être grandissant.

Stress, angoisse, anxiété dilué dans l'alcool, problème d'addiction face au mal-être.
Exutoire du mal-être dans l’alcool ( © istock/francescoch )

Pour preuve, le National Institute of Mental Health (USA) a confirmé que, dans les prochaines décennies (2030), le coût des pathologies psychologiques sera plus élevé que le cancer, le diabète et les maladies respiratoires réunis.

Je vais t’avouer quelque chose. Nul besoin d’être scientifique ou expert pour constater que la société va mal. Il suffit juste d’observer au-delà des apparences.

Division vs Globalité

Les différents sites parlent de quête de soi, d’épanouissement, d’accomplissement et de développement des pleins potentiels. D’autres parlent d’objectifs professionnels sous-jacents à l’ambition (cf. l’égo, 1-JE de construction ou de destruction). Difficile de s’y retrouver. Il y a à boire et à manger à toutes les sauces. Un vrai buffet à volonté. ll y en a pour tout le monde. Mais c’est là le hic.

Lorsque je me suis penchée sur le sujet, que je ne connaissais pas auparavant, j’ai été moi-même perdue. Il me semblait qu’il n’y avait qu’un type de développement personnel. Pour nous amener à la paix intérieure, au bonheur, avec une ouverture sur le cœur. Brusque retour à la réalité des choses lorsque j’ai fait des recherches sur internet à ce sujet ! J’ai été bien naïve et perdue devant la multiplicité des programmes proposés. Est-ce grave docteur ? Parce que la paix intérieure et le bonheur ne sont pas une philosophie ni un contrat satisfait ou remboursé 100%.

#La valse des menus

L’homme, sous l’autorité de l’ego, aime bien diviser, fragmenter, étiqueter, comparer et juger. Cela lui donne le sentiment de tout contrôler et de maîtriser. Mais ce n’est qu’un écran de fumée, une illusion de plus. A certains prestataires, cela leur permet d’élargir le choix de leurs programmes, ce qui est très rassurant pour un esprit embrouillé et endormi. Les paiements à encaisser sont multipliés car l’assortiment pluriel assure la prise de commande. Très malin ! Ou bien, est-ce par désir de se conformer à nos désirs. Une offre répondant aux besoins de la demande. Mais alors, sommes-nous assez lucides et conscients de ce dont nous avons besoin ? Avons-nous la clarté ? Mais dans ce cas, ces démarches ne sont qu’un pur rapport entre l’offre et la demande sur un marché néo-libéral où tout le monde fait sa cuisine.

Certains parlent d’objectifs, de gestion, de contrôle, de devenir, de timings à réaliser comme un business plan. Or, nous sommes des êtres vivants sensibles qui avons notre propre rythme et nos propres ressentis. On ne peut pas se connecter à notre être intérieur avec des objectifs qui rappellent ceux que nous utilisons dans le monde professionnel.

Ainsi pour être en paix intérieure et connaître le bonheur, il n’y a pas de menu “familial”, “relationnel”, “professionnel”, “sentimental”, etc. Catégorisation puérile qui permet de s’adapter à l’illusion des personnes pensant n’avoir qu’un problème à un endroit bien précis.

#Faux-semblants

A moins que nous souhaitions seulement nous améliorer dans un domaine particulier. En s’accommodant du reste. Mais c’est se voiler la face. Si nous nous sentons mal ou insuffisants dans une sphère particulière de notre vie, il est fort probable que nous le soyons aussi par ailleurs. Mais, nous ne voulons pas nous l’avouer. Dans notre société, reconnaître ses failles, ses blocages psychologiques ou bien une vie médiocre, est perçu négativement , par soi mais aussi par les autres. A contrario, si nous cherchons à satisfaire un objectif, nous nous voyons comme une personne qui veut s’améliorer. Cela flatte l’ego. De plus, cela redore notre image auprès des autres.

Pourtant, nous sommes tous des névrosés. Ne dit-on pas que nous vivons dans une société de névrosés faite par des névrosés ! Que cela nous plaise ou non.

Bien généralement, lorsqu’une personne demande de l’aide pour une problématique bien précise, nous nous rendons compte, dans bon nombre de cas, que le problème est sous-jacent à un conflit psychologique plus global et profond, lié à des blessures relationnelles (de l’enfance, de l’adolescence ou/et de l’adulte). Mais pas que. Nous pouvons y inclure l’autorité de notre égo et les autorités extérieures sur notre vie quotidienne. Parce que nous vivons exclusivement dans l’image.

Mais si cela arrange tout le monde de glisser en surface, pourquoi pas ? Mais au moindre défi que la plupart considère comme un obstacle, la tour s’écroule. C’est la raison pour laquelle il est important de considérer la globalité plutôt que le détail de notre vie. Tout est lié.

Extension dans le monde managérial

#Définition générale du “travail”

“Le terme apparaît au XIIème siècle, issu du latin populaire tripaliare, signifiant “tourmenter, torturer avec le trepalium”, instrument de torture composé de trois pieux.” (source Wikipédia)
Par ailleurs, il désigne la douleur qu’endure une femme lorsqu’elle accouche.

Nous sommes loin du paradigme “le travail c’est la santé” !

#Mal-être au travail

La multiplication des burn-out, des arrêts maladies, des phénomènes de harcèlement, des tentatives de suicide sur les lieux professionnels, le développement précoce de l’usure professionnelle, explique pourquoi le monde du travail s’est intéressé très tôt au développement personnel dès le XXe siècle. La célèbre pyramide de Maslow représente la hiérarchie des besoins et interprète la théorie de la motivation. Elle a été vite reprise par le monde entrepreneurial. Le développement personnel a donc été une voie pour résoudre les comportements négatifs et dangereux pour le bon développement des entreprises.

A noter que cette pyramide de Maslow n’est plus une vérité absolue. Comme toute vérité du passé. La vie est mouvement. Les catégorisations deviennent obsolètes.

Usure au travail ( ©istock/francescoch )

#LE CHOIX DES MOTS CONFUS

## Fausse route

Nous entendons parler de bénéfices, de potentiel humain, de croissance, d’objectifs, d’exploitation, de gestion, de contrôle, d’évaluation, etc. C’est une rhétorique managériale qui n’a rien à voir avec la paix intérieure et le bonheur.

D’autant que le monde du travail justifie encore le stress pour une meilleure rentabilité des salariés. Nous savons tous pourtant que le stress chronique est source de souffrances tant sur le plan psychologique que sur le plan physique. Mais il est vrai que nous préférons nous adapter, justifier et normaliser plutôt que de comprendre et changer. C’est tellement plus facile ! Et le temps, dit-on, c’est de l’argent !

Pourtant, lorsque nous nous transformons réellement, nous n’avons plus besoin de marcher au stress, aux dérivés chimiques telles que les amphétamines pour libérer notre pleine puissance. Et nous n’avons plus besoin de motivation car nous aimons ce que nous faisons. Parce que l’amour est la plus puissante des énergies.

## Quel est le mobile ?

Les programmes de développement personnel proposés par les entreprises à leurs salariés n’ont pas un but altruiste. Il s’agit d’améliorer leurs capacités à se sentir bien et heureux sur leur lieu de travail. A développer également leurs compétences afin de maximiser leur motivation. L’objectif est essentiellement de développer la productivité au travail.

Il est vrai que dans les couloirs des grandes sociétés, on ne parle que de bienveillance entre les collaborateurs. C’est à la mode. Mais le mot est-il la chose ? N’y a-t-il pas incohérence de parler bienveillance alors que c’est la guerre à outrance dans les coulisses, une compétition acharnée entre employés, cadres et directeurs ambitieux pour obtenir un poste ou le garder jalousement ? N’y a-t-il pas dissonance entre les sourires de façade et les couteaux plantés dans le dos ?

Nous voyons de plus en plus de formations en communication. Mais est-ce réellement efficace ? Parce qu’utiliser des mots positifs et adopter une attitude corporelle ouverte ne sont qu’un simple ravalement de façade. Encore une fois, on ne fait que glisser à la surface du problème même si dans les formes il y a un mieux. Mais dans le fond, que se passe-t-il ? Mais personne n’est dupe ou fait semblant d’y croire pour se donner bonne conscience. Parce que la communication reste qu’un échange verbal stratégique au sein de la relation. Si nous ne modifions pas notre attitude dans l’authenticité et l’intégration, il n’y aura pas de réelles avancées.

En tout état de cause, nous sommes loin du cheminement personnel vers la paix intérieure.

Dérive égotique des personnes

Je constate une dérive égotique chez certaines personnes : se réaliser soi pour soi et cela s’arrête-là. Mais cela reste insuffisant et très limitant. En effet, si nous nous arrêtons seulement à notre propre personne, cela pose le problème du comment vivre ensemble et dans quel type de société. Parce que la réalisation de soi n’est pas la transformation hors du cycle souffrances/plaisirs.

#L’égo est-il bienveillant ?

La dérive est liée à notre ego et à la structure psychologique de la société. L’objectif est de se réaliser pour devenir. Mais cette démarche reste une émanation de notre égo qui est le premier obstacle à la paix intérieure et au bonheur. Certes, nous apprenons à communiquer positivement avec les autres et à être “bienveillant”. Mais dans quel but ? Pour être dans notre bonne conscience ou dans la bien-pensance du moment ? S’agit-il d’une réelle prise de conscience ? D’une attention sensible à l’autre ? Parce que l’attitude est superficielle. Pourquoi ? Parce qu’elle est généralement dirigée par l’égo vers l’égo et non par le cœur vers le cœur. L’apprentissage par les mots nous éloigne de nos ressentis et de la réalité.

#La quête de la réussite

On ne parle ni de bonheur ni de paix intérieure en termes d’objectifs parce que cela n’a jamais fait disparaître la peur.

Pourtant, certains programmes jouent sur notre égo pour attirer plus de clientèle. Pourtant, il est l’obstacle même à la paix intérieure et au bonheur. Par exemple, ils font miroiter le succès professionnel et la réussite financière. Notre bonheur dépend-il de notre compte en banque ? Ce n’est pas tant l’argent qui représente un problème, c’est le désir insatiable qui est antinomique. A partir du moment où nous désirons un résultat, un aboutissement, nous ne pouvons pas connaître la paix intérieure. Si nous cherchons une quelconque forme de réussite, nous ressentirons tôt ou tard de la souffrance et de la frustration car la réussite n’est pas permanente. Et le résultat incertain. La vie est un mouvement perpétuel.

L'argent ne fait pas le bonheur. L'homme toujours en quête de plus jamais satisfait.
L’argent ne fait pas le bonheur ( © istock/francescoch )

#L’argent ne fait pas le bonheur

Le proverbe ” l’argent ne fait pas le bonheur ” est vrai. L’argent n’a pas de valeur et il est étranger au bonheur. Il est un élément pratique qui nous permet de vivre au sein de la société que nous avons construite. Le fait d’en manquer (à quel point ?, là est la question !) ajoute des difficultés à nos problèmes psychologiques. Mais cela ne les efface pas. Cela se saurait !

La richesse ne fait pas l’homme. C’est la raison pour laquelle elle n’est jamais suffisante. Esclave de la peur, le mental n’est jamais en paix. Parce que cette richesse matérielle ne comblera jamais le vide en nous, elle ne saurait être une réalisation de soi.

Pourtant, il y a un forcing actuel sur les réseaux sociaux pour déboulonner ce paradigme. Mais la paix intérieure et le bonheur ne sont ni un concept, ni un objectif, ni un idéal. Il s’agit d’un état d’être, dans les faits dans le moment présent.

Le voile de l’illusion

Nous tombons sur le diktat du positivisme à tout crin, de la bienveillance, de la bien-pensance et de la soi-disant empathie. Or, beaucoup de ces termes sont utilisés de façon incorrecte. Il s’agit plus d’une rhétorique que d’un réel ressenti et une compréhension globale. Parce que c’est dans l’air du temps. Et nos élites les mettent en avant.

Nous pouvons nous soulager mais cela ne sera qu’éphémère et très ciblé. De plus, au moindre événement perçu comme une difficulté ou un malheur, nous risquons de souffrir à nouveau et de retomber dans nos vieux travers.

Nous pouvons nous faire aider pour les blocages psychologiques et émotionnels mais le reste est un chemin à parcourir seul.

Nous voulons soulager les symptômes mais nous ne soignons pas la plaie. Les causes sont autant individuelles que collectives. Elles sont liées. Si nous ne changeons pas de regard sur notre société, alors pour certains le développement personnel restera une pratique égoïque qui ne permettra pas la permanence de la paix intérieure. Encore moins du bonheur.

FAIRE UN RESET POUR ALLER VERS LA PAIX INTÉRIEURE ET LE BONHEUR

De la paix intérieure et du bonheur
Atteindre la paix intérieure pour aller vers son bonheur ( ©istock/francescoch )

Changer de regard

Une des clés qui ouvre la porte à la paix intérieure est la déprogrammation de toutes les croyances limitantes, de tous les conditionnements de la structure psychologique de la société qui nous ont été inculqués depuis la petite enfance. Pourquoi ?

Parce que les croyances et le savoir (tirés des expériences du passé) devenus traditions sont des obstacles à la connaissance de notre vraie nature et à notre liberté. En fait, nous restons prisonniers d’autorités extérieures et intérieure.

AGIR SOUS LA DOMINATION DE NOTRE EGO
EST UNE VOIE SANS ISSUE.

RÉPÉTER LES SCHÉMAS COMPORTEMENTAUX DE CONFORT,
RESTER ENFERMÉS DANS NOS CONDITIONNEMENTS
,

SONT UNE IMPASSE

À LA PAIX INTÉRIEURE ET AU BONHEUR.

Pas de leçons à apprendre

Nous tombons sur le diktat d’une rhétorique positive et d’attitudes positivistes qui ne sont pas intégrées. Il ne s’agit pas seulement de manier des mots, d’acquérir des connaissances, de les appliquer et de les réciter mécaniquement comme un mantra ou d’être dans la bien-pensance. L’autosuggestion seule ne suffit pas. Il ne s’agit pas de se conformer, de s’ajuster, d’imiter selon un modèle de pensée en vogue. La vie n’est pas mécanique.

  • Le dire n’est pas le ressenti.
  • Le savoir n’est pas la compréhension.
  • La conformation n’est pas l’intégration.

Il s’agit de le vivre dans notre cœur, notre esprit et notre corps ici et maintenant sans passer par le mental.

La plus grande ignorance est de ne pas se connaître. Ainsi nous nous empêchons de nous comprendre, donc de nous accepter. Nous croyons avoir notre libre-arbitre pour faire des choix mais c’est juste une illusion de notre mental.

Pour trouver ce bonheur et cette paix intérieure, nous n’avons pas à la chercher à l’extérieur mais à l’intérieur, avec un esprit neuf, libéré de tous nos conditionnements. L’apprentissage est sans fin mais dans l’action.

C’est par nous seuls en fonction de nos ressentis et de nos observations que nous comprenons. Sur ce chemin, nous sommes attentifs et sensibles à tout dans le moment présent. Ce n’est pas la destination qui est intéressante mais le chemin. Pour cela, ne nous attendons pas à des “tutos minute” pour y parvenir. C’est à nous d’être perspicaces et persévérants.

Certains affirment que lors d’une crise où nous avons perdu foi en la vie c’est l’occasion de se connecter à nous-mêmes et de faire cette introspection. C’est la fameuse transcendance de la souffrance en bonheur. Sans en avoir jamais entendu parler auparavant, c’est la voie que j’ai suivie instinctivement. D’autres préconisent de le faire sans délai, en laissant mourir le passé au passé et en adoptant un esprit libre, en pleine conscience, dans le moment présent. Il n’y a pas de recherches, juste des découvertes, en apprenant directement dans l’action.

Un état d’être

La paix intérieure est un état d’être global qui permet d’ouvrir une fenêtre sur le bonheur. Nous faisons ce que nous aimons et notre feu intérieur est le plus puissant des combustibles pour tout ce que nous réalisons. Nul besoin de stress, d’attachement ou de drogues. Pour le reste, nous acceptons ce qui est et nous n’entrons plus en résistance. Nous faisons corps avec la vie et ses énergies. C’est le fameux lâcher-prise.

Nos relations avec les autres sont dans la compréhension et dans l’amour, ce que nous nommons plus communément la bienveillance ou la bonté aimante. Parce que dans la compréhension de nos souffrances naît la compassion . De là, naît l’amour et nous avons la même attitude avec les autres. Nous ne sommes plus dans le jugement, ni dans la culpabilité, ni l’accusation, ni le reproche. Par cette nouvelle perception, nous nous libérons dans l’amour de soi. Et cela nous permet de le faire pour les autres. Parce que nous sommes tous frères de vie.

L’intelligence émotionnelle ne s’apprend pas. Elle est un état d’être lorsque nous nous connaissons et que nous sommes en parfaite harmonie avec le tout. Nous sommes dans l’attention vigilante, la sensibilité et la compréhension de tout ce qui nous entoure.

Lorsque nous atteignons cet état d’être, les choses viennent naturellement sans que nous le demandions. C’est le pouvoir de la loi de l’attraction. Nous ne sommes plus dans l’effort ni dans la résistance, nous sommes dans l’accueil. Tout est fluide, léger et juste.

De l’observation

Il est vrai que la méditation est une pratique qui vient naturellement. Il n’y a pas de règles absolues dans l’observation. Elle nous permet d’acquérir la pleine conscience avec un esprit neuf. Elle fait le calme en nous et crée un espace intérieur où il n’y a aucun centre. Par cet ordre, nous faisons un stop à la pollution mentale qui nous agite et nous épuise à chaque seconde de notre vie sans que nous en prenions conscience.

L’observation est un moment privilégié où nous nous connectons à notre corps. Ce corps que nous avons oublié d’écouter parce que nous ne prenons plus le temps. Parce que nous préférons écouter les autres, les experts par manque de confiance, par désir de plus de sécurité. Mais nous sommes nous-mêmes les spécialistes.

L’homme est énergie comme tout ce qui est matière dans l’univers et il est soumis aux cycles de la vie. Nous sommes donc vibrations. En nous reconnectant à notre corps en pleine observation, nous reprenons contact avec notre champ énergétique. En prenant de plus en plus conscience de notre corps et de notre être intérieur, nous pouvons augmenter la fréquence vibratoire de nos énergies. Plus elle vibre haut, plus nous sommes protégés.

A la pleine conscience

Nous ne sommes plus dans :

  • le contrôle mais dans l’acceptation,
  • la résistance mais dans le lâcher-prise,
  • l’attente mais dans la créativité, l’action juste,
  • le conflit mais dans la paix,
  • la démonstration mais dans l’être,

parce que nous serons :

  • en harmonie avec notre vraie nature, nous serons en harmonie avec la vie.
  • dans l’amour pour nous-mêmes, nous le serons pour les autres.

Nous serons sensibles à nous-mêmes et alors nous serons sensibles aux autres. En se connectant à notre Soi, nous nous connectons à tout ce qui nous entoure. Parce que nous sommes tous reliés au vivant.

Mieux communiquer pour être dans une vraie relation partagée, une communion, oui.
Être positif parce que c’est un ressenti vrai et profond, oui.

Lâcher l’égo en le remettant à sa juste place

Mais le faire ou le dire sans être vrai est comme mettre un pansement sur une plaie qui n’a pas été désinfectée. Ou c’est soigner un symptôme sans s’attaquer à la racine du mal. Lors du moindre challenge, nous vacillerons. Voilà pourquoi il est essentiel de se déprogrammer et de lâcher son égo (cf. article “L’égo, 1-JE de construction ou de destruction ?“). La voie d’accès est de ne plus s’identifier à notre mental parce que la connexion est au cœur.

Rester honnête avec soi-même en s’observant pour s’accepter tel que l’on est.

L’acceptation de notre vraie nature nous rend plus léger parce que nous ne sommes plus dans le mental. De cette légèreté naît la puissance. Cette libération nous apporte la paix intérieure que personne ne pourra déstabiliser.

Lorsque je parle de cœur, il s’agit de notre être intérieur, de notre véritable essence libérée de notre ego. Le cœur reste authentique et communique grâce à ses ressentis avec le Tout. Il est paix intérieure et bonheur. Il est amour. C’est la pleine conscience. Il est le Soi.


CONFIDENCE POUR CONFIDENCE

Cependant, je me pose la question suivante : l’appellation “développement” suggère que nous sommes une graine qui doit être amenée à grandir, à se développer pour suivre une progression et une expansion. Mais le terme “développer” suggère un centre. Or, le centre ne peut être que le “Moi”, l’égo. A partir du moment où nous développons un travail personnel à partir de l’égo, nous ne pouvons pas connaître la paix intérieure ni le bonheur. Aucune transformation ne peut avoir lieu à partir de l’égo.

Par ailleurs, un développement quel qu’il soit demande du temps. Or, le temps ajoute des perturbations car dans cet intervalle de temps entrent en jeu des influences de toutes sortes.

Tandis que lorsque je suis en pleine conscience, dans l’observation, et que je me suis déprogrammée de toutes mes croyances limitantes, de mes conditionnements de la structure psychologique de la société, je me révèle. Je me découvre dans La pleine puissance qui est déjà là. Elle est présente en moi mais ensevelie sous des strates de crasse conglomérées depuis ma naissance. Il n’y a absolument rien à développer mais juste à retirer la gangue qui s’est accumulée durant toute ma vie. Le diamant est là. La lumière ne s’est jamais éteinte. Je n’ai pas à devenir. Mais je n’en ai pas conscience car l’égo omniprésent m’étouffe.

Si j’ai pu le faire seule en toute liberté sans suivre un quelconque programme alors il me semble que les autres peuvent également le faire. Il suffit juste d’en prendre conscience et de ne plus vouloir souffrir.

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